Indicateur 11

Après un long déclin industriel impactant les dépenses de R&D, l’amorce d’une réindustrialisation se dessine depuis 2012

Après un long déclin industriel impactant les dépenses de R&D, l’amorce d’une réindustrialisation se dessine depuis 2012

VALEUR AJOUTÉE BRUTE DE L’INDUSTRIE EN % DE LA VALEUR AJOUTÉE BRUTE TOTALE (HORS CONSTRUCTION, PRIX DE BASE)

 

Source : L’Observatoire du CIR, à partir d’Eurostat (Comptes nationaux en 10 branches – à prix courants)

CLÉS DE LECTURE DU GRAPHIQUE : En 2013, l’industrie (hors construction) représente 12,8 % de la valeur ajoutée brute totale de la France (25,5 % en Allemagne).

 

Analyse

La France a connu depuis le début des années 2000 une désindustrialisation croissante de son économie (-28 % de la part de la valeur ajoutée de l'industrie entre 2001 et 2012). Avec un ratio de 12,8 %, elle est aujourd’hui l’un des pays les moins industrialisés de l’Union européenne.
L’industrie représentant 80 à 85 % des dépenses privées de R&D, cette diminution régulière du socle industriel français a impacté négativement le volume des dépenses de R&D des entreprises (cf. indicateur N°12). Depuis 2010, le déclin industriel semble néanmoins enrayé. Il est même observé une amorce de réindustrialisation depuis 2012.
L’Allemagne a su au contraire conserver une industrie forte, ce qui s’est répercuté dans une intensité de R&D privée supérieure à la France :
2,02 % en Allemagne contre 1,44 % en France (cf. indicateur N°14).

Synthèse

Après un long déclin, l’industrie relève légèrement sa contribution dans la valeur ajoutée brute totale du pays depuis 2012. Cette augmentation reste timide et à confirmer, mais elle traduit néanmoins une inflexion de tendance, signe d’un véritable effort des entreprises industrielles françaises. Dans ce début de redressement, elles ont pu notamment compter sur le CIR, un dispositif contribuant à soutenir leur mutation.