Indicateur 12

Aidées par le CIR, les entreprises intensifient leurs efforts de recherche

Aidées par le CIR, les entreprises intensifient leurs efforts de recherche

EFFORT DE R&D SUPPLÉMENTAIRE TENANT COMPTE DU PHÉNOMÈNE DE DÉSINDUSTRIALISATION

Source : L’Observatoire du CIR, à partir du rapport du MENESR « Développement et impact du crédit d’impôt recherche : 1983-2011 », avril 2014 et du rapport rapport « Crédit d’impôt recherche : arme de politique industrielle ou bombe à retardement pour les finances publiques ? » de la sénatrice Brigitte Gonthier-Maurin – octobre 2015

 

CLÉS DE LECTURE DU GRAPHIQUE : La dépense intérieure de R&D des entreprises (DIRDE) s’élève à 30 Md€ en 2012 (courbe grise). Si l’intensité de R&D des entreprises (correspondant à la part de leur chiffre d’affaires consacrée à la R&D) était restée stable, elle aurait dû chuter à 17,4 Md€ (courbe orange) sous l’impact du recul du socle industriel français. La différence entre la DIRDE réellement observée et cette DIRDE théorique, représentée par les bâtonnets, s’élève à 12,6 Md€ en 2012. Elle exprime l’effort supplémentaire annuel de R&D réalisé par les entreprises par rapport à 2001, en tenant compte de l’impact négatif de la désindustrialisation. En prenant pour base l’année 2007, cet effort supplémentaire annuel de R&D s’élève à +8,6 Md€ en 2012.

Analyse

Si l’intensité de R&D des entreprises était restée stable entre 2001 et 2011, l’impact de la désindustrialisation aurait engendré un fort recul de la dépense de R&D des entreprises (courbe orange) pour atteindre 17,4 Md€. Or, cela n’a pas été le cas : la DIRDE réelle a continué à progresser, traduisant ainsi une augmentation de l'intensité de R&D des entreprises. La mesure de l’écart entre les deux courbes permet de mettre en évidence l’effort annuel supplémentaire de R&D accompli par les entreprises. Sur la période de 2007 à 2012, cet effort de R&D supplémentaire a augmenté de près de 8,6 Md€, alors que la DIRDE réelle enregistre une croissance de seulement 5,3 Md€.

Synthèse

Le phénomène de désindustrialisation (-28 % de la part de la valeur ajoutée de l'industrie entre 2001 et 2012) agit donc de façon négative sur les investissements en R&D des entreprises. En effet, plus de 80 % des dépenses de R&D des entreprises proviennent du secteur de l’industrie. En tenant compte de cet impact structurel négatif, l’effort de R&D supplémentaire des entreprises depuis 2008 est de +8,6 Md€. Cet effort supplémentaire des entreprises est bien supérieur à la seule augmentation du CIR, qui est de seulement 3,5 Md€ entre 2007 et 2012.