Indicateur 8

Le CIR engage les entreprises françaises dans une dynamique vertueuse d’investissement en R&D

Le CIR engage les entreprises françaises dans une dynamique vertueuse d’investissement en R&D

CROISSANCE COMPARÉE DE LA DIRDE ET DU CIR PAR RAPPORT À 2007 (EN EUROS COURANTS)

Source : Base GECIR juin 2015, MENESR-DGRI-C1

*Données provisoires (CIR) et semi-définitives (DIRDE)

CLÉS DE LECTURE DU GRAPHIQUE : Le graphique compare l’augmentation annuelle par rapport à 2007 de la dépense totale de R&D des entreprises (DIRDE) à celle du CIR R&D pour 2013. Ces chiffres sont exprimés en euros courants, ce qui accentue le différentiel entre l’augmentation des dépenses de R&D des entreprises et celle du CIR R&D, sans pour autant fausser l’analyse de la tendance de fond.

 

Analyse

En 2013, les entreprises ont investi 5,96 Md€ de R&D de plus qu’en 2007 (avant la réforme du CIR de 2008), alors que le CIR R&D a augmenté de 3,66 Md€ sur cette même période. Le CIR R&D s’accompagne ainsi d’une augmentation des dépenses de R&D des entreprises supérieure à sa propre croissance, selon un ratio de 1,20 en 2011, de 1,50 en 2012 et de 1,63 en 2013.
Depuis 2011, la croissance de la DIRDE est plus importante que celle du CIR R&D. De 2011 à 2013, le CIR R&D a augmenté de seulement
250 M€ alors que les dépenses des entreprises se sont accrues de 1,86 Md€.

 

 

 

 

Synthèse

La dynamique d’investissement des entreprises en recherche se confirme année après année. Après une première période de 2008 à 2010 pendant laquelle l’effort a d’abord été fait par l’État, les entreprises ont ensuite, et de manière continue, pris le relais de cet investissement.
Cette dynamique est un signe positif de l’efficacité du dispositif. Elle suggère l’existence d’un effet du CIR sur les dépenses de R&D des entreprises, qui se trouve confirmé par les résultats de la dernière étude économétrique d’évaluation commandée par l’État*. Un euro de CIR R&D investi par l’État engendre un investissement en R&D de la part des entreprises supérieur à un euro. Le CIR atteint ainsi clairement les objectifs assignés par le législateur et confirme son rôle d’entraînement sur la dépense de R&D des entreprises.

* Lhuilllery S., Marino M., Parrotta P., "Évaluation de l’impact des aides directes et indirectes à la R&D en France", Rapport pour le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, décembre 2013