Indicateurs 9 et 10

Le CIR finance majoritairement les activités de recherche de l’industrie, mais la part des services augmente régulièrement depuis 2008

Le CIR finance majoritairement les activités de recherche de l’industrie, mais la part des services augmente régulièrement depuis 2008

ÉVOLUTION DE LA RÉPARTITION DU CIR PAR GRAND SECTEUR D’ACTIVITÉS

Source : L’Observatoire du CIR, à partir du MENESR (base GECIR, septembre 2014).

CLÉS DE LECTURE DU GRAPHIQUE 9 : En 2012, l’industrie manufacturière perçoit 60,2 % du CIR (en gris) ; les activités de services perçoivent 37,8 % du CIR (en orange).

 

RÉPARTITION DU CIR PAR ACTIVITÉ EN % EN 2012

(**BTP, agriculture…)
Source : L’Observatoire du CIR, à partir du MENESR (base GECIR, septembre 2014).

CLÉS DE LECTURE DU GRAPHIQUE 10 : Le graphique fournit la ventilation détaillée du CIR en 2012 par secteur d’activité. Le premier secteur est l’industrie électrique
et électronique qui perçoit 15,8 % du CIR.

Analyse

Le CIR finance pour 60 % les activités de recherche de l’industrie manufacturière. Cependant, cette part diminue régulièrement au profit des services, notamment sous l’effet de l’arrivée dans le dispositif de nombreuses TPE et PME du secteur du numérique, et de la présence de puissants groupes d’ingénierie. Cette progression a pourtant été légèrement atténuée par les nouvelles modalités de calcul des dépenses de fonctionnement introduites en 2011, plus favorables aux activités de recherche dans l’industrie que dans les services.
À noter que les services bancaires et assurances ne représentent que 1,7 % du CIR en 2012 (tendance à la baisse).

Synthèse

La progression des services dans le CIR reflète l’évolution structurelle de l’économie et de la Recherche françaises. Néanmoins, le CIR continue de bénéficier très majoritairement aux activités manufacturières
(60,2 % des montants du CIR en 2012). De plus, les activités de services bénéficiaires du CIR (ingénierie et, dans une certaine mesure, le conseil et l’assistance en informatique) servent pour une large part la performance de l’industrie. C’est donc une part beaucoup plus importante du CIR qui est dirigée vers les activités industrielles au sens large. Le CIR contribue ainsi au maintien et au renouveau de filières industrielles fortes sur le territoire (industries électrique et électronique, santé, automobile, constructions aéronautique et ferroviaire, etc.), tout en favorisant les nouvelles activités de services (numérique…).