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Sciences en Marche : des affirmations qui ne résistent pas à l’analyse des chiffres

Une délégation de l’association Sciences en Marche, collectif de chercheurs publics, a été auditionnée par la Commission d’enquête du Sénat, le jeudi 19 mars 2015.

Dans ses conclusions, Sciences en Marche oppose les PME et les Grandes entreprises (GE), faisant des premières des entreprises vertueuses et des secondes des entreprises frauduleuses, qui « détournent le CIR de son objectif ».

Sciences en Marche déclare également que le « CIR, s’il « est réellement efficace et utile pour les « PME », est inefficace et inutile pour les GE ».

 

 Mais de quelles entreprises parlons-nous ?

 Les PME retenues par Sciences en Marche sont des entités légales inférieures à 500 personnes.

 Ce critère d’effectif comprend à la fois des PME (au sens communautaire), c’est-à-dire ayant des effectifs inférieurs à 250 personnes, des ETI (entreprises de taille intermédiaire) et des filiales de groupes économiques plus importants. Il est donc erroné de parler uniquement de PME, en oubliant les ETI et filiales de groupes.

 Il apparaît donc, en se fondant sur les mêmes principes d’analyse, que les filiales de groupes sont également à considérer comme vertueuses.

 Il semble vain de vouloir opposer PME et Grandes entreprises, dans la mesure où le développement des premières est lié à la bonne santé économique des secondes.

 

 

Franck DEBAUGE